mercredi 25 novembre 2009

Ci-gît un chevreuil.




Les narines fumantes et frémissantes
Et tous les sens en alertes,
Il avait senti la progression lente
Du chasseur qui lui a causé sa perte

Il n’a pas vu venir l’éclair de feu
Que lança vers lui le projectile
-S’enfuir maintenant est bien futile
Car la vie va le quitter peu à peu

Les rayons furtifs du soleil
Sur ce nouveau jour qui s’éveille
Glissent doucement sur le chevreuil
Agonisant, las et veule
Couché sur un lit de feuilles
Qui lui servira de linceul.

°koukou42°

1 commentaire:

  1. L'agonie d'un animal sauvage, c'est celle de la beauté et de la liberté...L'homme assassine la Nature avec une telle cruauté!...
    Merci Philippe, pour ces beaux poèmes

    Je t'embrasse
    Ondine

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