samedi 28 novembre 2009

Faim de loup.



Sous un ciel de plomb, fané,
La langue pendante ; affamé
Le loup assis sonde le vent
De son museau gris argent

Pour calmer le feu de ses entrailles
Causé par la faim qui le tenaille,
Le loup gris dresse ses longues oreilles
Sur ce jour naissant sans soleil

Soudain attiré par un relent,
Et oubliant d’être prudent
Il ne fit qu’entrevoir l’éclair
Alors qu’il traversait une clairière

Il fût de par en par transpercé
Par la balle qui venait d’être tirée
Par le chasseur toujours à l’affût ;
A la recherche du chevreuil abattu.

°koukou42°

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