mardi 25 septembre 2012

Carcasse.


Les végétaux de façon pugnace 
Se recroquevillant comme une nasse 
Et ce de façon tenace 
Enserre une informe masse. 

Abandonnée là, une carcasse, 
Se désagrège à la même place.  
Sous elle, la terre grasse se tasse 
Gardant à tout jamais la trace 
De sa splendeur passée, fugace
Propriété d’humain qui se lasse. 

Le temps immuablement passe
De décennies en guerre lasse. 

°koukou42°


8 commentaires:

  1. Superbe et recherché ce poème. Une réflexion , oh combien poétique autour d'une carcasse! Bravo .
    Belle soirée, bisous Philippe

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    1. En effet Erato, une réflexion sur la façon de consommer les choses que l'on acquièrent et sur le devenir de ceux-ci lorsqu'elles sont en fin de vie.

      Philippe.

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  2. Jamais une simple tôle car ...chargée d'histoire, chargée de l'énergie de l'homme, bonne ou mauvaise !
    Une tôle peut-elle également souffrir dans sa chair ......peut-être ?
    Et les végétaux, blottis ou lacérés sous son ventre ...compatissants, révoltés ? Meurtris, de cela par contre j'en suis sûre !
    Encore un poème et des mots forts ...splendide !
    Passe une belle journée (mercredi, jour des enfants) ....Alors, c'est un peu notre journée, non ?
    BISOUS BISOUS : sabine.

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    1. Merci Sabine, je te rejoint sur ces végétaux bafoués par notre manque d'égard en jetant nos déchets quels qu'ils soient n'importe où...

      Philippe.

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  3. Tu as fait ressortir dans ce poème ta sensinilité Philippe,et ce n'est pas facile,
    les êtres humains jettent ce qu'ils ont aimés n'importe où et crois-moi je me sens concernée par tous les détritus qu'ils nous laissent en cadeau, la nature quand elle le peut fait parfois des merveilles pour les cacher au regard , en les enfouissant dans son sol et parfois quand il y en a trop elle en meurt.

    C'est le cas des fonds marins.
    bonne fin de journée et bisous

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    1. Merci Line, l'homme n'a toujours pas compris depuis le temps qu'il n'est que l'hôte de la planète et que sans la bonne santé de celle-ci il n'est et ne sera plus rien.

      Philippe.

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  4. La Nature souillée a transformé cette carcasse de tôles en oeuvre d'art que ton regard poétique a vue
    mais gagnera-t-elle cette guerre contre la négligence et l'inconscience des hommes?
    Ton poème est un beau plaidoyer pour sa sauvegarde
    Merci Philippe
    Bisou

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