mardi 4 juin 2013

Le martinet.

En ce vendredi 31 mai, il pleut, il vente, le ciel est gris.
Tu te débats dans la tourmente, les ailes empesées par l'humidité ambiante et soudain le choc.
Dans la vitre je vois un éclair noir.
Je sors sur le balcon et je te trouve en perdition cloué au sol.

Je te récupère délicatement.

Tu ruisselles et la chaleur de ma main te fais du bien.

Je desserre mon étreinte, tu es serein.

Tu t'élances, ouvre les ailes et t'affales.
Sonné à nouveau..

J'improvise un nid douillet dans une boîte à chaussures.
Te rentre à la maison et t'installe auprès du radiateur soufflant.

Tu ne bouge pas, confiant.

Devant partir rejoindre mon aimé, je t'installe sur le balcon à l'abri de la pluie, ainsi lorsque tu aura repris des forces tu pourra rejoindre ton univers et les tiens.

Ce que tu fis car lorsque je rentre dimanche le nid improvisé était vide.

°koukou42°





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2 commentaires:

  1. Un moment merveilleux , la douceur de ta main a réconforté et sécurisé l'oiseau blessé . Ton respect pour sa vie, lui a permis de s'envoler. Une joie intense. Belle soirée, bises Philippe

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  2. Tu as eu un geste plein de tendresse pour ce petit martinet blessé
    Je suis sûre qu'il s'est envolé vers le soleil :)
    Bisou Philippe

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