vendredi 18 octobre 2013

36 ans d'absence.

                                                 1977.
                                                 A 38 ans.

Tu quittais ta vie de mari avec ta nouvelle famille, tu quittais ta vie de père avec l’ancienne, dont je faisais partie.
Tu es parti.

Durant tant d’années, pléthore de questions je me suis posé.
De ton amour dépossédé.

J’ai fais ma vie, pas toujours facilement. Avec ma mère et celui qui est vraiment mon Père.
Laissant une partie de mon cœur à terre.

Aucunes nouvelles, nous avions tous fait notre deuil.
Passent les années, tombent les feuilles.


                                                 Avril 2013.
                                                A l’aube de mes 47 ans.

J’apprends que tu es toujours en vie.
Mon corps subit le choc. Je t’ai maudit.

Pourquoi, tes silences ?
Ressurgissent mes peines d’enfance.

                                                
17 octobre 2013.

J’apprends ton décès.
Le vide en moi se fait.
Aucunes peines, aucuns émois.
Tu ne fais plus parti de moi.

J’irais mercredi à ton inhumation.
Puis subir les tracas de la succession.
Découvrir en tes papiers.
Les détails de ta vie passée.

Tu restera pour moi un inconnu.
Te connaître vraiment, je n’aurais pus.
Je vais reprendre le cours de ma vie.

Puisque tu n’en as jamais fais partie.


°koukou42°

28 commentaires:

  1. Très émouvant cette souffrance d'abandon et de silence. Je pense il y aura toujours des " pourquoi" .
    Belle soirée, bises Philippe

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  2. Certaines blessures ne s'effacent jamais !
    Pensées amicales
    Monelle

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  3. Beaucoup de douleurs, mais des mots subtilement choisis pour décrire ce que tu ressens.

    Comment aimer une personne que l'on ne connait pas ? quand bien même cette personne fût-elle un parent ?

    Tu as eu un père oui, mais pas celui que l'on pense. Ton père est celui à qui tu donnais la main, celui qui a su te guider dans tes premières années avec ta maman et peut-être même après.

    Ce père qui t'a laissé, quand tu étais jeune, avec tes questionnements, tes doutes, et tes douleurs est maintenant définitivement parti. Te permettant ainsi de tourner la page.
    Heureusement tu as su construire ta vie et retrouver de la stabilité.

    Continue à avancer, comme tu l'as fait durant toutes ces années sans lui.

    Je t'embrasse fort.

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  4. Oh, Philippe, que de souffrances accumulées !!
    Ton texte est poignant.
    Merci du partage.
    BIses

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  5. un beau poème ou tu montre la souffrance de l'absent
    mais comme tu l'as fait jusqu'a maintenant continue d'avancer
    bisous

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  6. Notre chemin de vie ne nous donne pas toujours toutes les réponses....Sûrement pour faire naître en nous plus de patience, de sagesse, de tolérance !

    On ne peut savoir vraiment ce qui poussent les hommes à se retrancher dans le silence ........la honte, la peur, le manque de courage ..........?

    Peut-être aussi trouveras-tu un jour des signes, en chemin, pour comprendre .......

    Ces fleurs de souffrance font partie de notre jardin...mais c'est aussi là où les oiseaux viennent chanter en premier !

    Je t'embrasse de toute ma sincère amitié, philippe ...Tu n'entendras pas mes pas, mais je marcherai à tes côtés : sabine.

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  7. Un petit bonjour à toi Philippe, juste pour te dire que ce que tu as écrit m'a profondément touchée.

    Écrire à ce père absent, coucher tes maux sur du papier, ou grâce à l'ordi, peut t'aider à cheminer.
    T'adresser à lui, même s'il est parti, est sans doute le début de la cicatrisation de tes plaies.

    Je t'embrasse.

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  8. un passage pour te souhaiter une bonne soirée
    bisous

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  9. Dans ma marche silencieuse, à tes côtés, j'ai trouvé un bouquet superbe, fait de feuilles rouges, comme le soleil levant, et de chants d'oiseaux ............et viens te le glisser doucement sur le coeur !

    Je t'embrasse ...TRES FORT : sabine.

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  10. Très bon week end Philippe.
    Bises

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  11. Après un chemin dans l'absence
    C'est un réveil de présence
    Une présence à jamais absente
    Pensées amicales

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  12. Double blessure inguérissable... ma mère a connu ce traumatisme dont elle ne s'est jamais guérie; moi non plus par ricochet, des années après... Mes bien amicales pensées

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  13. plus de nouvelle tu es repartie sur des visites
    j'espère que tout va bien
    bisous

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  14. Bon dimanche Philippe, j'espère que tu vas bien
    Bises

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  15. Que t'ont dit mes oiseaux ?
    Sûrement que ........l'ombre est ombre pour ne pas effrayer la lumière et préparer en douceur sa naissance !

    Je tant-brasse haies de fleurs ......Sabine.

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  16. J'espère que tu vas bien et que tu ne nous laisseras pas si longtemps en absence
    Bisous

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  17. Bonsoir Philippe,
    Je te remercie pour m'avoir dirigée, suite à la lecture de ce second haïku que tu préférais, vers la publication que je n'avais pas partagée .
    Je comprends le "crise en thème" ... cet évènement déstabilise l'équilibre auquel tu étais parvenu au terme d'un long cheminement, fait ressurgir les souffrances et le mal-être de ton enfance et leurs cicatrices . Tu as réussi à exprimer tes maux, et à poser clairement les mots qui te définissent,et analysent tes sentiments . Je suis bouleversée, parce que j'ai récemment vécu une situation analogue qui malheureusement me réveille encore bien souvent ... les doubles peines nous enferment parfois dans des états d'âme antagonistes difficiles à gérer, mais il nous faut trancher pour rester fidèle à nous-même et continuer à avancer .
    Je t'assure de mon soutien et souhaite sincèrement que tu retrouves rapidement le chemin de la sérénité.
    Je t'embrasse très fort,
    Plume .

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  18. contente de t'avoir revu sur mon blog
    maintenant la vie reprend ses droits
    bises

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  20. Je viens te dire bonsoir et j'espère que tu restes llà avec nous.
    QUe tes mots sont tristes mais au moins tu viens de parler et dire ce que tu avais sur le coeur
    c'est tellement dommage pour toi
    et ton père qui est parti loin de toi!!
    il aurait du penser à toi
    il aurait pu te faire des signes
    il a eu tout faux
    Mais je ne connais pas son histoire
    je ne connais pas la tienne
    juste ces mots que tu viens d'écrire sur ton blog
    Dire que mon père lui n'est plus là et qu'il me manque
    Mais nous sommes tous si différents
    Je sens cette colère en toi et en parlant sur la toile je pense que çà doit te faire un bien fou
    Car à qui en parler et comment commencer!!
    je t'embrasse fort PHIL
    Je suis désolée d'arriver tardivement je ne sais plus quoi te dire PHIL

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  21. Une gentille pensée pour toi Philippe !
    Bises et bonne continuation.

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  22. Je viens te dire bonjour PHIL et je pense fort à toi
    car rien n'est très simple pour toi
    Mais tu vas y arriver
    Je t'embrasse fort

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  23. Un bonjour
    Bisous mouillés mais ce n'est que la pluie

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  24. Un coucou pour te souhaiter une bonne fin de semaine !
    Bisous
    Monelle

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  25. Phil bonsoir je viens te souhaiter une belle soirée et je pense fort à toi
    Je t'embrasse

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  26. Philippe,

    Pourquoi mes pas se sont dirigé sur ce texte ce matin, je ne sais pas....Je n'avais pas lu au moment où tu l'as écrit. Je vois que tu as su libérer ton désarroi, ton cri par des mots, et c'est bien ce que nous poètes devons faire et pouvons faire. Cela n'enlève rien de la douleur mais ça libère la souffrance.

    J'espère que depuis tu as pleinement laissé cet épisode derrière toi.
    On ne peut aimer ce que l'on a jamais connu..Tel est ma devise et j'avance...

    Je t'embrasse et suis admirative que tu ais pu déposé tes mots sur ton blog.

    EvaJoe

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