Dimanche 08 avril 2012.
Déjeuner en notre nid douillet, puis nous déambulons dans la ville jusqu’au site :
Les Alyscamps.
Du latin Elisii campi « Champs Elysée » qui est une ancienne nécropole, où dès le début de l’Empire Romain, tombes à incinération, sarcophages et mausolées s’égrenèrent aux abords de la Via Aurélia. Mais, c’est à l’époque paléochrétienne que le cimetière prit une importance majeure avec l’inhumation du martyr Saint Genest (saint Arlésien) et la sépulture des premiers évêques d’Arles, abrités dans une chapelle bientôt entourée par un grand nombre de tombes pressées sur plusieurs rangs.
Vers 1040 fut installé un prieuré sous le vocable de Saint-Honorat dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
La nécropole devint une étape obligée du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
Dante immortalisa ce lieu dans son poème « L’enfer ».
L’allée des Alyscamps qui subsiste aujourd’hui a été aménagée par les religieux Minimes au XVIIIe siècle.
En 1888, Van Gogh et Gauguin vinrent peindre dans ces romantiques «Champs Elysées» d’Arles.
Le chemin longe des sarcophages qui sont en calcaire local, généralement assez simples, et ne portent aucun décor,

à l’exception d’une sorte d’herminette ou ascia,
et d’une équerre avec fil de plomb.
Au Moyen Age, ce site comportait de nombreux caveaux, chapelles et monuments funéraires. De ces constructions, peu de vestiges subsistent.
Située à l’entrée du site, et accolée à l'église Saint-Césaire-le-Vieux, dont il ne reste que le porche roman,
la chapelle Saint-Accurse fut bâtie en 1520, en expiation de la mort d’Accurse de la Tour, tué en duel par un autre noble arlésien.
Plus loin à droite se dresse un monument imposant : il s’agit du monument des consuls, érigé au XVIIIe siècle en l’honneur des édiles municipaux morts lors de la peste de 1721.
Plus loin, sur la gauche, se trouve la chapelle funéraire de la famille des Porcelets (grande famille d’Arles), édifiée au XVIe siècle.
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