mardi 4 mai 2010

Escapade Bourguignonne : Avallon.

Vendredi 16 avril 2010.

Après une bonne nuit et un petit tour d’horizon dans Vézelay nous partons pour Avallon :

Qui tire son nom d’une forme gauloise « Aballo » qui devint au X° siècle « Avallonem Castrum ». Du fait de sa situation dominant plusieurs vallées, il joua un rôle militaire important durant plusieurs siècles. Les premières fortifications de cet éperon rocheux datent des IX° et X° siècles. Successivement sous la dépendance des rois, du royaume d’Austrasie et des Ducs de Bourgogne.

Les gros pavés disjoints de la vieille ville et ses maisons a colombages,

glissent sous la tour de l’Horloge coiffée de son campanile d’ardoise,

et nous mènent vers la collégiale Saint-Lazare datant du XII° siècle. Elle tire son nom d’un don fait par Henri le Grand, Duc de Bourgogne, d’un ossement du chef de saint Ladre ou saint Lazare,


et les remparts qui courent au-dessus de la vallée du Cousin encaissée cent mètre plus bas sous la protection des tours et échauguettes.

Retour sur Vézelay « la colline éternelle » :
Petite collation avant la visite de la basilique dans l’ancienne hôstellerie-infirmerie de l’abbaye (XII°siècle).


°Koukou42°

vendredi 30 avril 2010

Escapade Bourguignonne. Abbaye de Fontenay.

Jeudi 15 avril 2010.

Visite guidée de ce magnifique lieu :

L’église abbatiale : Construite en 1139 et consacrée en 1147 par le pape Eugène III, est orientée, selon la coutume vers l’est. Sa façade est complètement dépouillée.

Elle est construite sur un plan en croix latine (66m de long et 16,70m de haut). Elle possède une nef avec deux collatéraux, un transept et un chevet plat. De style roman, elle est voûtée en berceau brisé.


Le dortoir : Dans le bras droit du transept, un escalier conduit au dortoir des moines qui possède une magnifique charpente qui évoque la coque d’un navire renversé.

Le cloître : Cet ensemble magnifique est le cœur du monastère. Les quatre galeries qui entourent le préau forment un rectangle de 36 m sur 38.

La salle capitulaire : ou « salle du chapitre ». Chaque jour, les religieux si réunissaient avec le père abbé afin dit lires et commenter un chapitre (ou un extrait) de la Règle de saint Benoît et dit débattre des affaires courantes de la communauté.

La salle des moines : Recouverte de douze voûtes d’ogives était affectée à des tâches diverses. L’une de ses parties était sans doute réservés aux moines copistes qui enluminaient les manuscrits.

Le logement des abbés commendataire : Cet élégant édifice de la première moitié du XVIII° siècle était le logement des abbés nommés par le roi, lorsque Fontenay passa sous le régime de la commende en 1547.

Le pigeonnier : Borde le chemin qui mène à l’église. Les murs de sa tour ont plus d’un mètre d’épaisseur et sa construction doit remonter aux XII° ou XIII° siècles.

http://www.abbayedefontenay.com/france/accueil/actu.htm

Nous repartons sur Vèzelay, lieu de notre villégiature.


°Koukou42°

vendredi 23 avril 2010

Escapade Bourguignonne.



Jeudi 15 avril 2010.

Lyon 9h30 départ pour notre escapade de trois jours direction la bourgogne via l'autoroute.
Arrêt à Montbard pour déjeuner, puis nous nous rendons à :

L'Abbaye de Fontenay.

L'abbaye de Fontenay a été fondée par saint Bernard en 1118. C'est l'une des plus belle anciennes abbayes cistercienne issues de Cîteaux, le premier monastère de l'ordre, fondé lui-même en 1098.

Les cisterciens voulaient réformer la vie monastique et appliquer strictement la règle de saint Benoît (VI° siècle), qui prônait une vie de pauvretè dans la solitude. Avant de construire Fontenay, les premiers moines ont accompli de grands travaux d'assainissement du terrain inondé par les eaux. Fontanetum, le nom latin de Fontenay, signifie d'ailleurs "qui nage sur les sources".

L'abbaye connut la prospérité de XII° au XV° siècle, comptant plus de deux cent moines. Les religieux vivaient en autarcie et possédaient un important domaine, pratiquant la culture et l'élevage. Le déclin du monastère a commencé au XVI° siècle avec le régime de la commende : les abbés n'étaient plus élus par les moines, mais nommés par faveur royale.

A la révolution française, on ne comptait plus qu'une douzaine de moines à Fontenay. Vendue comme bien nationnal en 1790, l'abbaye fut acquise en 1820 par Elie de Montgolfier, descendant des inventeur des ballons, qui transforma la propriété en papeterie.

En 1906, Edouard Aynard, banquier lyonnais et grand collectionneur d'art, racheta l'abbaye à son beau-père, Raymond de Montgolfier. Il entreprit un immense travail de restauration, consistant à "extraire Fontenay de sa gangue industrielle". Tous les bâtiments de la papeterie qui défiguraient le lieu furent démantelés.

De nos jours, l'abbaye de Fontenay appartient toujours à la famille Aynard et a été classée en 1981 Patrimoine par l'Unesco.

°koukou42°

vendredi 12 mars 2010

Carnet de voyage : Les villes impériales (5*2)





Jeudi 24 octobre 2002.

19h30, vint l’heure du dîner pour lequel nous avions quelques réticences.
Nos craintes ne furent pas celles escomptées ; mais bien pires : nous eûmes droit à une soupe, faites apparemment avec les restes d’une tajine du déjeuner moulinée à la va vite, puis vint des légumes et une tranche de bœuf cuit à l’eau, tous cela servi dans des couverts à la propreté plus que douteuse. Quelques oranges et clémentines (bonnes) conclurent ce frugal repas.
Il était 20h45 quand nous quittâmes enfin avec un réel bonheur cet endroit quelconque appelé restaurant pour nous retrouver dans la fraîcheur océane du soir, envelopper par l’odeur toujours à son poste. Du bar discothèque de ce charmant lieu de villégiature, s’échappait de la musique locale qui nous berçât jusqu’à 4 heures du matin.
Le club des 8 se réunit dans la chambre de Yohann & Gaëlle pour une soirée à discuter des petits travers de nos charmants camarades de voyages (beaucoup plus vieux que nous) et du bon soin que notre voyagiste avait eu à notre égard pour cette escale de très bon goût et reposante. Je crois que je n’ai jamais autant rit en une soirée. Vers minuit, repu de fous rires, nous allâmes nous coucher car notre lever était programmé à 6 heures du matin.
Une dernière surprise, afin de finir cette journée en beauté, nous attendait dans notre charmante chambre ; dans le lit de Fabrice, se trouvait un morceau de plastique coupé sûrement par un manchot et avec des ciseaux émoussés, qui faisait office d’alèse et qui crissait à chacun de ses mouvements.
La « chose » finie sa nuit sur les tapis crasseux qui servaient de descentes de lit, et, nous pouvions enfin aspirer à un peu de repos.
Le réveil sonna à l’heure prévue et nous nous levâmes prestement afin de quitter au plus vite ce lieu immonde. Mais avant, je passais par la case salle de bain pour prendre ma douche. Et là, la goutte qui fit déborder le vase (où la baignoire) fût le rideau de douche qui était sur sa partie inférieure maculée de crasse et de moisi, (la journée commençait aussi bien que la précédente avait finie). Le summum du foutage de « gueule » était presque à son paroxysme, avec évidemment l’épisode du petit déjeuner qui lui aussi à été assez cocasse : jus d’orange rallongé où plutôt noyé, dans des verres crasseux avec en prime pour certains une mouche nageant allègrement les pattes en l’air ; croissants et pains au chocolat tellement plat qu’ils auraient pût passer inaperçu entre la table et la nappe miteuse avec un petit goût de rance, comme l’impression que nous avons eue pour cet arrêt dans cet hôtel situé admirablement en zone industrielle.

°koukou42° jeudi 24 octobre 2002

samedi 6 mars 2010

Echappée belle Parisienne (fin)

Jeudi 25 février 2010.

Après une bonne nuit afin de récupérer nos heures de marches d’hier et après de nouveau un gros petit-déjeuner, nous quittons Paris pour nous rendre à Saint-Denis pour une visite guidée de la basilique cathédrale, dernière demeure des rois de France.



Construite sur la tombe de saint Denis, martyrisé par les Romains au IIIe siècle, la basilique de Saint-Denis est le premier témoignage de l’art gothique. Alors abbaye royale elle illuminera l’histoire artistique, politique et spirituelle du Moyen Age. Devenue l’une des principales nécropoles des aristocrates mérovingiens et souverains carolingiens, elle lie définitivement son destin à celui des rois de France. Elle abrite plus de 70 tombeaux richement sculptés dont ceux de Clovis, Dagobert, Bertrand du Guesclin, François Ier, Catherine de Médicis, Louis XVI, Marie-Antoinette…



Visite passionnante dans ce lieu chargé d’histoire (s) (malheureusement la crypte étant fermée pour cause de travaux).

Nous Quittons ces trésors qui on bien failli être détruits sous la Révolution pour Paris et le quartier de l’Odéon, car mon amoureux après m’avoir fait découvrir « Chez Angélina », veut me faire découvrir le plus vieux café-restaurant de Paris « Le Procope », fondé en 1686 par Francesco Procopio dei Coltelli, (qui francise son nom en François Procope-Couteaux) qui y introduit le café. Fréquenté autrefois par Voltaire, Diderot, Rousseau ou encore Benjamin Franklin, le Procope est devenu un haut lieu culturel dans un décor boisé riche, où nous mangeons royalement.

http://www.procope.com/

Petite marche digestive dans les rues pour nous rendre dans le Marais, arrêt achats chez « Mariage Frères »,

http://www.mariagefreres.com/

puis place Des Vosges chez « Damman Frères » pour les amateurs de thés que nous sommes, puis déambulation sous les arcades alors qu’un soleil furtif caresse de ses tendres rayons les façades de briques qui ceignent la place.

http://www.dammann.fr/

Retour tranquille à Bastille récupérer nos sacs à l’hôtel pour prendre notre train pour Lyon.
Attente d’une heure que nous passerons à prendre un verre dans ce lieu magnifique qu’est « Le train bleu », afin de mettre une dernière note historique à cette escapade merveilleuse à Paris en amoureux.

http://www.le-train-bleu.com

°koukou42°

mardi 2 mars 2010

Echappée belle Parisienne (2)

Mercredi 24 février 2010.

Debout de bonne heure, gros petit-déjeuner à l’hôtel et direction place d’Iéna pour la visite du musée Guimet :


Né en 1889 de l’ambitieux projet de l’industriel lyonnais Emile Guimet(1836-1918), et consacré à l’origine, à l’histoire des religions, le musée national des Arts asiatiques-Guimet rassemble aujourd’hui des collections exceptionnelles de sculptures, peintures et d’objets d’arts (45000 objets) illustrant les diverses cultures et civilisations du continent asiatique, couvrant une aire aussi vaste dans le temps (cinq millénaires) que dans l’espace (de l’Inde au Japon).






Emerveillement que toutes ses œuvres d’art mises admirablement en valeur, temps qui passe sans prise sur nous durant cette extraordinaire visite.



Nous quittons ce lieu magique pour nous rendre à pieds au Petit Palais qui sera notre refuge quelques heures encore au vu du temps plus qu’humide dehors ; un musée entièrement rénové, alliant modernité et esprit 1900 et une nouvelle présentation des collections dans des espaces rendus à la lumière. Sans oublier un charmant jardin intérieur, avec ses bassins bordés de mosaïques et ses colonnades.
http://www.petitpalais.paris.fr/

Nous quittons ce deuxième lieu culturel en passant par la place de La Concorde pour une petite collation chez « Angélina » rue de Rivoli (l’endroit est très prisé et l’attente sous les arcades vaut la peine). Dans un décor Belle Epoque et une ambiance chic, légèrement feutrée, nous opterons pour la spécialité de la maison, soit l’Africain, épais chocolat chaud recouvert d’une onctueuse crème chantilly à tomber par terre ainsi que les pâtisseries exquises et goûteuses.

Nous quittons ce havre du bon goût pour faire un tour dans le quartier de la Madeleine via la place Vendôme ; arrêt chez Hédiart (achat de tisanes), chez Fauchon, chez Ladurée, puis nous avons juste le temps de nous rendre au théâtre « le Petit Montparnasse » pour y voir la sublime pièce « Alexandra David-Nell, mon Tibet », interprétée par la magistrale Hélène Vincent qui porte son personnage et le vit viscéralement, ainsi qu’Emilie Duquenne en secrétaire, femme à tout faire et souffre douleur.



Que de sensations variées pour ce deuxième jour de notre escapade.

°koukou42°


dimanche 28 février 2010

Echappée belle Parisienne (1)





Mardi 23 février 2010.

11h.

Arrivé gare de Lyon, temps couvert et pluvieux ; direction Bastille pour déposés nos sacs à l’hôtel, puis le métro pour nous rendre quartier de la Nouvelles Athènes pour une visite guidée au départ du musée de la Vie Romantique.

Mais avant, nous allons nous restaurer au "Tea Folies" place Gustave Toudouze collés corps à corps sous le parapluie.

Musée de la Vie Romantique.

L’étroite allée bordée d’arbres qui mène à cette charmante demeure aux airs de compagne donne le ton, c’est un havre de paix dans la ville.



Le peintre Ary Scheffer (1795-1858), apprécié de Louis-Philippe, y recevait ses amis des arts et des lettres.
Le musée expose des souvenirs de Georges Sand (rez-de-chaussée : bijoux, manuscrits, aquarelles, portraits) et des œuvres d’Ary Scheffer (1er étage : sauf pendant expositions temporaires). L’atelier remeublé (bibliothèque, chevalets, piano, tableaux) présente les objets chers au peintre.


Pour notre part, nous avons eu accès juste au rez-de-chaussée, le reste le la demeure étant exceptionnellement fermée.
http://www.paris.fr/pratique/musees-expos/musee-de-la-vie-romantique/p5851

Visite de la Nouvelle Athènes, avec ses hôtels particuliers de diverses factures ; de styles néo-Louis XVI pour celui de Adolphe Thiers, néo-Renaissance pour celui de la marquise de Païva,


néo-gothique et ses fontaines Wallace, et où vécurent entre autre, Alexandre Dumas, les Renoir père et fils, Victor Massé, Toulouse-Lautrec, Richard Wagner, Chopin, Georges Sand et diverses actrices… visite de deux heures sous des trompes d’eaux et sous des accalmies ensoleillées.

Retour place de la Bastille à l’hôtel, petits câlins et changement de tenue puis direction le théâtre du Palais-Royal où nous y verront :


"On purge bébé" suivi de "Léonie est en avance"  de Georges Feydeau et ceci après avoir dîner dans un petit restaurant situé dans la même rue.

Deux heures de spectacle joué brillamment par Christiana Réali, Pierre Cassignard et Dominique Pinon pour les rôles principaux dans ce lieu magnifique.

Retour à l’hôtel, repu de notre première demi-journée d’escapade.

°koukou42°