jeudi 22 octobre 2009

Carnet de voyage : Les villes impériales. (2)







Dimanche 20 octobre.

Réveil à 7h30 pour notre première journée consacrée à la visite de Marrakech dite « la rouge ».
Nous commençons par les jardins de la Ménara, des vergers surtout peuplés d’oliviers, entourent un vaste bassin rectangulaire, dont un des côtés est agrémenté d’un pavillon qui était utilisé par les sultans pour leurs pique-niques.

Nous continuons par la Médina avec la visite des tombeaux Saadiens qui sont d’une beauté tant par les zelliges, les stucs, les frontons de cèdres sculptés.
Puis continuation pour le palais El-Badi et ses 360 pièces organisées autour d’un vaste bassin central et de jardins d’oliviers et d’agrumes en contrebas, mais qui est bien malheureusement en ruine ; surtout peuplé par des hordes de touristes et de cigognes qui vivent en toute quiétude.

Puis nous continuons par la deuxième plus grande mosquée du Maroc :
La Koutoubia avec son minaret qui culmine à 77 mètres et qui sert d’emblème et de point de repère pour toute la ville ; chaque face est ornée de motifs différents ; architecture exceptionnelle qui est couronnée de quatre boules de cuivres.

Nous poursuivons notre périple dans les souks : cuirs, bijoux, objets en fer forgé, tapis, céramiques, textiles, épices, fruits frais et secs, poissons et viandes pendantes aux étals dans un bourdonnement des mouches, tout un bric-à-brac avec des odeurs pas toujours agréables. C’est tellement animé que l’on penserait être à l’intérieur d’une fourmilière. Il y à tant à voir, à sentir et toucher que l’on y passerait des jours, des mois où même des années sans se lasser, voguant de découvertes en découvertes.
Nous ressortons enfin de ses étroites ruelles insalubres et bruissantes, mais tellement merveilleuses pour nous retrouver sur la place Djemaa El-F’na, qui peu avant le coucher du soleil, s’anime de bateleurs, de conteurs, de musiciens, de charmeurs de serpents, d’acrobates, de vendeurs de jus de fruits (oranges d’un délice !), de fruits secs et de babioles en tous genres.
Et d’un seul coup, s’installent en une poignée de temps, des bancs, tables et multiple boui-boui qui enfument toute la place pour proposer à manger pour une somme modique. Il y à la de quoi flâner, ébahis, charmés et amusés, de spectacles en spectacles.
Nous rentrons à l’hôtel AL KABIR pour notre deuxième nuit à Marrakech.

Demain, nous partons en direction de Beni Mellal par le haut atlas.

°koukou42° Dimanche 20 octobre 2002

samedi 17 octobre 2009

Carnet de voyage : Les villes impériales. (1)


Samedi 19 octobre.

Aéroport de Lyon Saint-Exupéry, départ de notre semaine de vacances au Maroc.
Au programme : Les villes impériales.
Nous avons rendez-vous à 18h30 au comptoir du voyagiste pour récupérer nos billets. Nous sommes entourés d'une nuée de "vieux" qui s'impatientent parce que celà ne va pas assez vite (alors qu'ils vont attendre 2 heures avant d'embarquer).
20h35, nous embarquons dans un boeing pour le vol AT5763 de Royal Air Maroc, la température extérieure est de 9° environ. Le vol se passe très bien, nous mangeons à bord.
Pour mon baptème de l'air, je n'ai ressenti qu'une petite gêne au décollage et je n'ai pas été malade comme certains des passagers.
Nous atterrissons à Marrakech à 22h45 et la température est de 29°, nous sommes complètement en vacances maintenant.
Nous sommes les premiers à nous installés dans le bus qui nous conduira à l'hôtel et nous en profitons pour scruter toutes les personnes qui feront le circuit avec nous.
Pendant le trajet sur Marrakech, la guide nous fait savoir que nous ne faisons pas parti de ce groupe ainsi que deux autres personnes.
Ouf ! Nous n'aurons pas à supporter le vieux qui râle depuis notre départ de lyon.
Nous arrivons à l'hôtel AL KABIR qui se trouve dans le gueliz (le quartier moderne et européen), nous dormirons la fenêtre ouverte comme toutes les nuits où presque...

° koukou 42 ° Samedi 19 octobre 2002

mardi 1 septembre 2009

Escapade savoyarde. (fin).









Vendredi 27 mars & Samedi 28 mars 2009.

Réveil matinal. Le temps est mi-figue, mi-raisin ; Je traîne au lit le nez dans le livre de l’expo d’Evian. Pas d’entrain ce matin. Ce sera journée farniente à écrire et à lire sur la terrasse entre deux éclaircies.
Demain je quitte mon petit chalet de 60m2.
Réveil matinal. Remise des clefs à 10 heures.
Temps bouché, mi-pluie, mi-neige. Pas de regret à partir par une telle météo. Route en sens inverse sous la pluie.

J’ai passé une semaine de plein repos, de décompression, dans un cadre magnifique.

°koukou42°

mercredi 26 août 2009

Escapades savoyarde. (6)









Jeudi 26 mars 2009.

Toujours levé tardif. Grand soleil qui fait miroiter les pentes de La Pointe de Nantou que j’admire tous les jours du balcon de la chambre.
Le temps est tellement changeant qu’il me faut profiter du moindre rayon de soleil. Je me rééquipe et reprend la route de Gaidon. Je bifurque sur la piste forestière de Criou. A peine si je voies où elle se trouve tant l’épaisseur neigeuse qui la recouvre est grande. Je m’enfonce parfois jusqu’aux genoux. Heureusement que j’ai mon bâton de randonnée. Mais l’effort est tellement bon et le paysage grandiose sous le soleil radieux.
Je surplombe Essert-Romand puis La côte d’Arbroz avec Morzine en second plan.
Montée ardue. Je sues et m’embourbe dans la poudreuse vierge de tous passages.
Mais quel plaisir.
Chantilly tout autour de moi.
Un cri strident s’échappe de la forêt. Un brame ? Je ne sais. Puis au détour d’un lacet, rencontre avec trois biches en train de paître.
J’aime ses rencontres furtives avec la faune.
Chemin coupé par un couloir d’avalanche que je remonte au milieu des blocs de glace afin de le rejoindre plus haut.
Pourvu que tout cela tienne. Sinon…
Me revoilà en sûreté de nouveau sur une portion dégagée.
Un panneau : 1370 mètres.
Je reprends un nouveau sentier, plutôt une sente qui court le long du ravin et qui me ramène au bourg "La Place" où je suis déjà passé mardi. Descente plus sereine dans les traces laissées, par des randonneurs à raquettes. Fini les congères et les trous de poudreuse où je me suis enfoncé jusqu’à la taille. Crise de rire garantie.
Un vrai gosse.
Je suis éreinté, les pieds et le pantalon trempé.
Je rentre fourbu d’une marche de plus de six heures.
Un bon bain chaud, et il n’y paraîtra plus.

°koukou42°

mercredi 19 août 2009

Escapades savoyarde. (5)





Mercredi 25 mars 2009.

Levé tardif. Temps maussade. Il neige de nouveau.
Que faire ?
Je prends la voiture et part sans but.
Arrêt à Saint-Jean d’Aulps. Ruines de l’ancienne abbaye, puis direction les gorges du pont du diable creusé par la Dranse de Morzine. Je longe le torrent impétueux nuancé de couleurs bleu vert. Je remonte sur le plateau et redescend l’autre versant vers Evian.
Evian, ballade sur le front du lac puis dans les rues adjacentes.
Palais Lumière ; exposition des artistes de « La ruche ». Emerveillement du lieu et des œuvres exposées.
Retour en début de soirée repu picturalement parlant.

°koukou42°

samedi 15 août 2009

Escapade savoyarde. (4)









Mardi 24 mars 20009.

Craquements et raclements me réveille en sursaut. Un œil embrumé sur le portable. Six heures quinze.
Silence. Oreilles attentives.
Rien. Le toit ne s’effondrant pas sous le poids de la neige accumulée, je me re-coule sous la couette. Me rendors.
Craquements et raclements de nouveau. Six heures trente.
Je jette un œil furibond par la fenêtre, maugréant contre le fauteur de trouble de si bon matin.
Au-delà du rideau de neige qui tombe à gros flocons, passe le chasse-neige local. Je saisi mieux cet état auditif déplaisant.
C’est la « peuf » comme diraient les autochtones. On y voit rien à cinquante mètres.
Je traînasse donc au lit toute la matinée, à lire, à écrire, à penser ; à écouter de la musique, à regarder la neige tomber et recouvrir d’une nouvelle couche les alentours.
C’est reposant de regarder ces petites plumes duveteuses éthérées virevoltant qui recouvrent de tendre ouate le paysage, tendit qu’une mésange tout en pépiant contre ce printemps réfractaire à s’installer vient régulièrement se poser sur la rambarde du balcon.
Midi.
Accalmie des tourbillons neigeux, ciel qui s’éclaircies un temps soit peu. Frugal petit déjeuner, et me voilà reparties pour une longue ballade. J’empreinte la route qui mène à Graidon. Route fermée car non déneigée pour cause plausible d’avalanche. Je suis le ruban blanc qui monte à travers bois. Le ciel s’assombrit de plus en plus. L’éclaircie n’aura pas durée. Les nuages s’accrochent aux faîtes des arbres et soudain, des bourrasques de neiges me tombe dessus ; me voilà pris en pleine tempête.
Je n’arrête pas de grimper en suivant ce serpent blanc immaculé jusqu’à : Les Places - 1255 mètres -
Traversée du bourg endormies et vide de tous occupants sous la neige et ses chalets tapis sous l’épais manteau blanc qui les enserre. Je continues ma montée, traverse le lieu-dit "Les Bovies" et arrive au terme de la route qui se finie en cul-de-sac au fond d’une combe au pied du Roc d’Enfer - 2244 mètres – et où est tapies Graidon serties de falaises aux pentes abruptes.
Site magnifique.
Je suis la faune et la flore, l’air et la terre, l’eau et le vent dans cette immensité minérale.
De la neige jusqu’aux genoux je me fraies un chemin jusqu’à l’église d’où j’embrasse tout le bourg et les environs. Quelques photos pour immortaliser mon raid et je reprends la route dans le sens inverse car le temps ne me laissant peu de répit est de nouveau menaçant. Descente plus rapide poussé par les bourrasques de vent et de neige mêlés.
J’ai passé une après midi très agréable au sein des éléments fougueux de mère nature.

°koukou42°

lundi 10 août 2009

Escapades savoyarde. (3)









Lundi 23 mars 2009.

Sommeil plus léger. Re-petit déjeuner sur la terrasse. Qu’il fait bon être là.
Belle journée en perspective. Je me rééquipe pour une nouvelle ballade. Où allez ? Je regarde la carte et les alentours.
Montriond, son lac et sa cascade seront mon but d’aujourd’hui. Quelques kilomètres en voiture et je me gare en bout dudit lac.
Tous gelé qu’il est dans un camaïeu de bleus et de blancs serti de hautes falaises. Peu de monde en ce début d’après-midi. Je suis bien en ce lieu magnifique. Plus détendues que ça, tu ne peux ; si, il y à d’autres moyens ; et mon esprit vagabonde.
Mes pas me mènent toujours plus loin, plus haut jusqu’à la cascade. Jaillissement de l’eau, hauteur de neige impressionnante, stalactites de glace sur les parois, ciel bleu azur, soleil qui englobe le tout et légère brise qui revigore tout mon être. Petit encas rapide tout en regardant les alentours aux jumelles. Je m’attarde sur les cascades et les dentelles de glace qui parsèment les parois abruptes qui m’encerclent. Redescente rapide, car le temps se détériore, de gros nuages noirs s’entassent sur les sommets et cela n’augure rien de bien ni de bon pour les heures à venir et la température à décider de descendre plus vite que moi malgré mon pas alerte. Retour emmitouflé car à dix sept heures plus que 5°. Perdu 10° en quatre heures. Mais je suis toujours bien équipé : chaussures de marche ; polaire, pull chaud, bonnet, écharpe, mitaines, coupe-vent ; et les indispensables en-cas et bouteille d’eau dans le sac à dos. On ne plaisante pas quand on part en montagne.
Petites courses en rentrant au chalet. Produits du terroir : fromages, saucisses et saucissons fumés, vins régionaux et apéritif au génépi.
Faut pas se laisser abattre…

°koukou42°